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Consultation des communistes

Questionnaire pour l’agenda du Congrès de 2018

mercredi 18 octobre 2017

Section locale de Basse-Loire
Comité local du 18 octobre 2017 Couëron (Loire Atlantique). Avec la participation de Aymeric Seasseau, secrétaire départemental du PCF, membre du Comité national. Thème : le Parti (1/3) : une synthèse des débats, autour de quelques points saillants,

Du poids de l’histoire à l’effacement

Des questions et des interrogations courent depuis des années, voire plusieurs décennies. Il faut les regarder sans oublier d’où l’on vient. Comment au XXe siècle, depuis 1920 et le Congrès de Tours, nous nous sommes comportés dans la société française, l’Europe et le Monde, comme parti d’avant-garde, dans les évolutions économiques et industrielles : en 1936, sans participation au gouvernement de Front Populaire, et dans les usines ; avant et après 1945, nos morts ( le « Parti des Fusillés ») et nos déportés, une histoire dramatique ; et notre implication dans la vie politique et syndicale, notre soutien au programme du CNR.
De nos jours, nous sommes souvent « décriés », même si aujourd’hui, le regard semble un peu se modifier. Un mouvement nouveau pour réfléchir ensemble à la reconstruction de notre parti.
L’expérience de militants et d’élus donne à penser à un déclin de nos valeurs, de leur force d’impact sur la population, et des difficultés dans les majorités municipales auxquelles nous participons. Cette question rode : avons-nous encore les moyens d’un tel rebond ?
Plus récemment, des rendez-vous compliqués se sont répétés, marqués par notre absence : pas de candidat aux présidentielles, pas de liste aux sénatoriales en Loire-Atlantique. Au résultat, on ne parle plus de nous, et il faut ramer pour apparaître dans les médias. Une difficulté et un vrai problème de visibilité pour le parti.

Des débats au-delà de la stratégie pour être réarmés idéologiquement

De quelles armes idéologiques disposent encore les militants ? Il fut un temps où l’Huma, par ses éditos et certains articles, donnait chaque jour du grain à moudre sur les positions du parti. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. C’est un manque énorme qui touche à la fonction de classe du parti et qui nous laisse affaiblis. Il y a un déficit flagrant de travail théorique et on ne parle uniquement que de la question stratégique, à travers des débats où nous nous sommes perdus.
Il faut pointer davantage nos difficultés à réaliser notre visée communiste, et les causes de notre manque de réussite. Sans faire une fixation sur Mélenchon, le gauchisme développé par certains - qu’on ne condamne et ne combat pas assez - ne doit pas être sous-estimé. Cela exige une position responsable pour défendre notre classe qui est celle des exploités. A l’approche des 50 ans de 1968, il faut se remémorer tout le mal que le « gauchisme » – incarné depuis par D.Cohn-Bendit - a pu faire, depuis lors, au mouvement ouvrier. Cela a un lien avec la question du rassemblement, et dans les municipalités où nous sommes dans une majorité de gauche, il ne faut cependant pas, avec les divisions, « jeter le bébé avec l’eau du bain ».
En fait, il y a plutôt besoin d’avoir des débats plus poussés sur J-L Mélenchon. Pas dans un posture de rejet, mais pour mieux dévoiler tout ce qui nous sépare. La comparaison entre « La France en commun » (PCF) et « l’avenir en commun » (FI) montre que le fond et les objectifs ne sont pas les mêmes. Alors qu’il s’agit de surmonter deux échecs : celui du soviétisme soviétique, et celui de la social-démocratie, effondrée en France entre 2012 et 2017.
Il y aurait certaines questions à régler - un fois pour toutes ! - pour retrouver le chemin des luttes, identifiées et visibles, des combats simples de solidarité au quotidien. C’est le prix d’une ré-adhésion, d’une reconnexion à l’histoire, par une pulsion vitale (quasi « psychanalitique » !) pour notre avenir de communistes dans ce siècle.

Le questionnaire comme outil militant

On peut se poser bien des questions sur le questionnaire : pourquoi faire ? À qui s’adresse-t-il et à quoi va-t-il servir ? Cette démarche, peu habituelle aux communistes (quizz, questions à choix multiples QCM, cases à cocher) qui tient du sondage d’opinion « n’est pas la plus démocratique » et semble venir combler certaines lacunes, signes d’un laisser-aller de la direction nationale. Mais, avec « le parti chevillé au corps » et par « esprit de discipline », il convient pourtant d’y travailler, le remplir soi-même et le faire remplir par tous les camarades.
Pour d’autres, la consultation par questionnaire s’inscrit en faux contre « une démarche descendante », mais pose la question des marges de manœuvre, même si c’est un bon point de départ, car « là-dedans tout est bon comme dans le cochon », et ça donne la possibilité de « travailler les représentations » de nous-mêmes.
Le questionnaire est un choix réel, moins de direction qu’un outil d’orga[nisation] : il permet d’abord - partie encadrée jaune - de mettre à jour nos listings (ex. adresses mails) : « Travaillons ensemble à mieux connaître les communistes, et les camarades ressources ». Ensuite il doit être l’occasion de débats collectifs entre camarades, faisant l’objet de procès-verbaux, de comptes-rendus. Et être ainsi le moyen d’une réflexion intense, pour mieux rebondir.
Il interroge aussi sur la date, le calendrier du congrès de 2018, avec deux options : courte (Juin) ou plus longue (novembre). La première pour régler les comptes vite-fait (comme le suggère certain texte de pétition dans l’Huma, visant à en finir avec le parti), la seconde pour un travail de plus longue haleine afin de bien réussir le congrès.

Les structures du parti et des statuts à changer

Sur le terrain, la situation est jugée navrante, elle s’est dégradée au-delà de la seule question de la structuration du parti. Mais, au congrès, il faut qu’on parle du parti. On devrait davantage se reposer sur toutes ses structures, notamment les cellules. À l’usage, la pratique des AG n’est pas satisfaisante : il n’en sort pas des orientations et consignes claires et mobilisatrices pour des actions de terrain.
On ne peut pas continuer comme ça, et le congrès devient existentiel. Il y faut un sursaut militant pour s’en emparer et faire autrement. Le choix entre « mouvements » émergents et « partis résiduels » obsolètes n’est pas tranché.
Il faut mettre nos statuts actuels à la poubelle, mais pas dans l’optique d’un règlement de compte. Actuellement, les tendances sans pluralisme donnent trop souvent « une prime aux casse-pieds ».Voulus par P.Cohen-Séat et M-G Buffet, ils n’ont jamais fait l’objet d’une quelconque évaluation, d’un bilan, contrairement aux engagements. Le bougé des statuts doit donc être à l’ordre du jour du congrès. C’est une urgence.
L’enjeu réel du Congrès ? Il s’agit moins d’une « transformation du parti » que de le mettre en situation d’être ce qu’il doit être. Deux congrès ont eu lieu sans bilan, ni suivi de l’état d’organisation du parti. C’est sorti des radars et des préoccupations. Aujourd’hui alors que tout n’est plus que « commun(s) », le parti doit-il devenir lui-même « parti du commun ». Pas d’accord et pas touche au nom du parti ! Ce qu’il nous faut c’est, au contraire, un parti hors du commun, qui reste ce qu’il, révolutionnaire, utile pour les gens, remplissant les fonctions qui sont les siennes. Quant aux identifiants - même si on mesure l’impact du φ de la FI - n’ayons pas trop pour nous-mêmes « la nostalgie de la faucille et du marteau ».
Bien qu’ils soient devenus largement « inopérants », pas possible d’aborder le congrès hors de ces statuts en vigueur. La question clé : où ça se décide et comment ? Actuellement c’est dans l’exécutif national et le conseil national : mais dans la déprime et le sous-savoir, à la différence de l’assemblée des secrétaires fédéraux, davantage opérationnelle.
Il faut une direction resserrée qui décide, et au niveau départemental un rôle souverain reconnu pour les fédés, concernant par exemple les élections locales, départementales et régionales. Cela dit, il n’est guère facile de trouver des réponses assurées aux questions statutaires.
Le congrès doit inclure aussi une feuille de route départementale. Dans l’organisation, un état des lieux des périmètres et des territoires des cellules et des sections ne doit-il pas être fait, tenant compte de la réalité métropolitaine ? S’agissant de la communication, il faut maintenir le lien dans une société qui a changé, en utilisant mieux les nouveaux outils de communication.

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