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PCF 2018 : feuille de route, rassemblement et projet

Comité local de Basse Loire du 29 novembre 2017

mercredi 29 novembre 2017, par Jean-Yves Martin

Après sa présentation par Guy Bernard - qui représentait notre section de Basse-Loire -, la réunion des animateurs de section du 18 novembre, malgré ses limites, apparaît à l’analyse utile. Elle témoigne cependant d’une certaine « fuite en avant » peu soucieuse du bilan passé : la Feuille de Route validée à 75 % des présents qui en est issue était « à prendre ou à laisser ». On s’interroge sur la manière dont le travail des fameuses « Ruches » a pu être pris en compte en cours de journée. Tout ne se réduit pas non plus à la seule question de la date du Congrès extraordinaire fixée à novembre 2018. L’attention s’est focalisée sur quatre thèmes à prendre en considération, mais derrière les têtes de chapitres il n’y a, dans l’instant, aucun contenu très précis. Par exemple, pour la « transformation du parti » - vrai problème - c’est surtout la direction qui affiche ses choix, sans évoquer du tout les problèmes urgents d’« orga » qui se posent. Pour la phase finale, suivant le dépôt des textes de la Base commune et des textes alternatifs, le congrès risque de se heurter aux mêmes pièges et travers que les congrès précédents, départementaux et nationaux, où le débat fut très canalisé.

Questionnaire et Feuille de Route

Même si réunir de temps à autre les animateurs de proximité du parti peut-être une « bonne chose », pour cette réunion nationale du 18 novembre, les dès « étaient pipés » à travers le questionnaire, objet ensuite d’un dépouillement trop partiel et superficiel. L’assemblée nationale des animateurs est une étape, les réponses au questionnaire sont celles des militants les plus avertis. Leurs réponses mériteraient une synthèse plus complète et qualitative de tout ce qu’ils ont pu dire et écrire pour aller vers le congrès qu’ils souhaitent.
Une camarade se dit « dubitative et inquiète ». S’il y a « bien des questions qui se posent, la direction ne semble pas avoir des réponses », ou ne veut pas les dire. C’est évident concernant la « transformation du parti », qui reste « une formule pleine de non-dits ». Dans cette situation, il y a un grand « besoin de pousser à la roue ». Avec « trop de bla-bla », pour l’instant vague, sur le parti des classes populaires, au travail et dans la cité, révolutionnaire dans l’entreprise, et les droits et pouvoirs nouveaux des salariés. S’il est vraiment question « de changer le système et la société », il faut taper « du poing sur la table », y compris au plan de la FD-44.

Certes 14.000 réponses ce n’est pas si mal, mieux qu’un sondage en nombre de répondants, mais sans la fiabilité technique d’une exploitation poussée des réponses. Car on peut avoir des interrogations sur un tel dépouillement le jour même. Une statistique quantitative des réponses cochées est bien donnée, mais malgré l’annonce d’un « document présentant une synthèse des questions ouvertes », il n’en est toujours rien à ce jour et les 86 comptes-rendus collectifs n’ont pas été pris en compte. Malgré ces réserves, il en ressort certaines choses intéressantes : « une demande profonde de débats des communistes sur leur parti », sans pouvoir être cependant assurés que « la direction veuille aller au fond des questions ». Sans « couper les têtes », il nous faut donc « pousser le débat à fond », afin de continuer à exister en tant que parti. La date de novembre 2018 pour le congrès est meilleure, car elle donne cette possibilité de travailler plus à fond les questions. Qu’est-ce qu’on met derrière les mots ? Ce n’est pas seulement d’une « transformation » cosmétique qu’il s’agit, mais d’une profonde remise à jour. Dès à présent « sur toutes les questions, c’est comme une amorce du Congrès ». Cette volonté, pour la première fois depuis Martigues, est « à faire vivre », sans, une nouvelle fois, « se faire voler le débat ». Pour lever les craintes d’un estompage, il nous faut prendre en mains les choses. La situation étant compliquée et risquée, il « faut que ça bouscule dans tous les sens ».
Si nous avons abordé certaines questions dans notre première réunion thématique du 18 octobre sur le Parti (voir le compte-rendu), du coup elle apparaît bien insuffisante, et il nous faudra revenir sur ce qui est entendu par « transformation » du parti.
L’impression d’un camarade est celle d’une « accumulation de strates », de « multiplication des passages », avec un sentiment de dispersion, du point de vue de l’ambiance pour éclairer l’avenir, sans procès, ni_y’a qu’à ». Nous ne sommes plus dans les années soixante où nous avions des bases et des concepts marxistes, un schéma et une stratégie de lutte contre l’exploitation capitaliste. « C’était clair, on savait où on habitait avec nos valeurs communistes de solidarité et d’internationalisme, à l’opposé des déclarations indignes de Macron en Afrique ». Nous n’avons pas surmonté l’échec de l’URSS. Aujourd’hui, « il y a des dérives cabotines, symptôme d’individualisme ». Nous ne sommes plus adaptés à l’évolution des sciences et des techniques, avec leur impact sur les concepts de valeur et de plus-value qui s’en trouvent déstabilisés ». Il manque donc une formation idéologique permanente, en temps réel, une éducation de la classe ouvrière au service de pratiques militantes renouvelées.

Quel rassemblement ? Pour quel projet ? … et réciproquement.

C’est bien le moment de travailler ces questions là : comment fait-on pour que tous les communistes discutent ? Au-delà des liens numériques, seuls les contacts directs suscitent vraiment des questions, des réflexions. S’agissant du rassemblement, l’interrogation qui vient c’est avec qui ? « FI pose problème : c’est moi (JLM) seul, les autres tous des cons ! Le PS explose, il est en état de mort cérébrale. Le PCF est illisible et peu crédible, englué tout seul dans un Front de Gauche défunt ».
Projet et rassemblement sont intimement liés. « Face à l’angle d’attaque de la bourgeoisie, celui de la perte de l’identité ouvrière, il faut travailler à la préservation de la conscience ouvrière ». Les références marxistes - salaires, prix et profits ! – ont été mises à la poubelle. En tant que révolutionnaires, les communistes doivent être dans le réel et auprès des gens, comme des poissons dans l’eau. On jette l’opprobre et la honte sur nous, mais nous restons identifiés comme communistes. On se tourne encore vers nous avec cette question : « qu’en pensent les communistes ? » Notre culture communiste est composée de connaissances, de formation et de liens.
Si « la relation entre projet et rassemblement est difficile aujourd’hui », il existe pourtant des opportunités. « Malgré la terre brûlée de leur parti, la frustration des électeurs socialistes face au gâchis permet d’envisager un rassemblement plus large. C’est une source d’espoir. Car il s’agit toujours derrière d’accéder au pouvoir, alors qu’aucun parti n’est en capacité d’y arriver tout seul. Donc, « pas de réflexe sectaire, soyons derrière les élus, avec les électeurs déboussolés, perdus ».
La vie et la pratique fédérales en 44 font l’objet d’appréciations et de critiques diverses. Les AG des sections ne réunissent que quelques camarades. Il n’y a plus que très peu de cellules structurées, comme lieux où débattre, où proposer pour agir.

Questions d’actualité

En dépit de l’actualité, le parti ne doit pas s’enfermer lui-même dans le combat « féministe ». Le fond du problème de la domination masculine, c’est celui de l’inégalité hommes/femmes.
Trois questions régionales montent en actualité : le Port Nantes St-Nazaire, suite à la déclaration du 1er ministre qui le met « en seconde division » ; l’aéroport de NDDL, avec le rapport en cours et la décision prochaine (plus le sondage IFOP récent qui confirme la volonté de 55% des Français que le projet soit réalisé) ; la centrale de Cordemais menacée par la liquidation du charbon voulue par Hulot.
Quant aux élections européennes de 2019, on reviendrait aux listes nationales. Les élections régionales particulières de Corse anticipent certaines difficultés, prévisibles avec des transferts du PS vers LREM. 

Notre projet en question

89 % des camarades pensent que la question de savoir si notre projet « La France en Commun » est à la hauteur des enjeux doit être abordée. Ça ne veut pas dire pour autant approbation, et on peut même considérer que nous ne disposons pas d’un document d’orientation à jour des derniers développements de la situation. La Feuille de route l’admet en parlant « d’avancer concrètement dans l’élaboration d’un projet communiste du 21ème siècle ». Encore faut-il que le parti cesse pour cela de s’en remettre constamment à des experts (politistes, sondeurs, sociologie, écologie, climat…), membres ou le plus souvent non-membres du parti, comme on le voit, au quotidien, dans les débats de l’Huma. La Revue du Projet a changé de nom (pour : Cause commune) avant que son objectif foncier ne soit véritablement atteint. Elle fait toujours la part belle à « l’idée du commun », sans que le parti y trouve nécessairement son propre compte, en pensée et en actions. Vœu partagé : il faut revenir aux fondamentaux, par une solide formation, avec de bonnes réunions ayant une valeur formative. Pour une individualisation communiste dans et par le collectif militant. Or, il n’est plus jamais question des cellules ni dans le questionnaire, ni dans la feuille de route. A ce compte la « transformation » semble d’ores et déjà avoir acté leur disparition. Alors qu’au contraire il est plus que jamais nécessaire de tenir des réunions de cellule et d’avoir des contacts réguliers avec tous les camarades.

Cette réunion du comité local ayant privilégié l’analyse et la discussion de l’assemblée des animateurs de section du 18 novembre, la consultation et la feuille de route pour le Congrès, il est décidé de revenir sur la question prévue du rassemblement, sur le fond et non sous la pression des échéances électorales (Européennes 2019), le VENDREDI 15 DECEMBRE à 17 h. au même endroit.

Compte-rendu / synthèse établi par Jean-Yves Martin, d’après ses notes.

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