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Notre-Dame-des-Landes : du rapport à la décision

Une discussion des communistes de Basse-Loire

lundi 18 décembre 2017

La composition de la commission d’experts et son rapport sont à l’évidence "à charge" contre le projet d’aéroport Grand Ouest à NDDL. Il y a des manques criants dans ce rapport, comme sur l’évolution des voyageurs à horizon 2040, de 9 à 12 millions  ; ou sur celle de la population des Pays de Loire de plus 1,2 millions pour 2040  ; ou les nuisances et les problèmes de santé qui continueront d’impacter 70.000 habitants de Nantes.

Concernant l’hypothèse de l’aménagement de Nantes Atlantique, les délais de procédure (de 10 ans) repartiraient de zéro et les travaux d’aménagement de la piste fermeraient l’aéroport pendant 3 mois minimum, avec le risque de transfert définitif de compagnies et de voyageurs vers d’autres aéroports concurrents pendant cette période.

Si la décision présidentielle est, en janvier, l’abandon de NDDL, elle contredirait 179 décisions de justice favorables contre des recours finbalement déboutés et bafouerait le vote du 26 juin 2016 (voir carte) - avec plus de votants qu’au 2ème tour des législatives de 2017 - à plus de 55% pour le transfert, confirmé par un sondage récent de l’IFOP, à l’échelle nationale, où même les électeurs écolos sont majoritairement favorables au projet ! Elle irait à l’encontre des avis de toutes les collectivités territoriales.

Le dossier « était vérolé depuis le début, mais il n’est pas fermé  » à ce jour. Hollande et Ayrault « n’ont pas été à la hauteur  », et « ont manqué de courage  ». La presse – surtout Presse Océan – ont pesé en ce sens, jour après jour, avec des titres quotidiens orientés contre et des fuites finales bien orchestrées. « Tout le monde a manqué de courage  ». Pourquoi y aller si mollement pour l’évacuation de la ZAD, alors qu’on ne prend pas autant de gants avec des militants CGT  ?

Le sentiment s’installe que tout aura été fait pour « que l’aéroport ne se fasse pas  », quand bien même ce serait un lourd handicap pour le Grand Ouest. Au prix du "maintien d’une zone de non-droit dans la République  », et y compris « s’asseoir sur un vote démocratique  ». Même en cas de non, on ira à coup sûr vers un nouveau Larzac. Comment en est-on arrivé là, avec un dossier aussi minable  ? Il y a eu des pressions ouvertement opportunistes, pour sauver l’accord électoral de Hollande/Ayrault, de la sociale-démocratie avec les Verts.

Quelle que soit la décision de Macron en janvier, le dossier n’est pas clos et nous aurons à y revenir.

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